NOUVELLE FORMULE

Communiqué de presse du 9 janvier 2020

Pour faire face aux difficultés de la presse écrite, le Confédéré… double son contenu.

Le Confédéré célèbre en 2020 son 159e anniversaire. Dans un contexte où la presse écrite est en difficulté, c’est déjà un petit exploit pour le plus ancien journal valaisan édité sans interruption depuis 1861. Pour contrer les problèmes qui ont entraîné la disparition de plusieurs journaux en Suisse ces dernières années, le Confédéré fait le pari de proposer un contenu étendu à ses lecteurs. La formule magazine en format A4 (210×297 mm) sur papier blanc est abandonnée au profit du format berlinois (320 x 470 mm) sur papier journal, le même que Le Nouvelliste, Le Temps ou le 24heures.

La presse écrite est sous pression depuis plusieurs années. De nombreux titres ont disparu et cela n’est vraisemblablement pas terminé. Le Confédéré doit faire face aux mêmes problématiques. Pour pérenniser le journal, c’est le pari du contenu étendu qui est pris.

Dans les années 2000, plusieurs médias avaient réduit leur taille par effet de mode, mais aussi pour contrebalancer la concurrence d’internet qui proposait une information condensée et rapide. Le Confédéré n’avait pas échappé à cette tendance et était édité sur un format type magazine A4 depuis 2007.

Ce projet de nouvelle formule, à découvrir avec le premier numéro du 10 janvier 2020, a pu voir le jour grâce à la ténacité de plusieurs personnes, convaincues que la presse écrite n’est pas encore prête à rendre son dernier souffle. La population est abreuvée d’information par les réseaux sociaux et par internet. Tout cela est complètement chaotique et trop souvent superficiel. Dans ce brouhaha, la presse écrite reste plus que jamais une source d’information crédible et nécessaire. Cela est particulièrement essentiel dans les thématiques que nous développons, comme la politique et l’économie.

Les dernières révélations sur l’ampleur de l’utilisation des données, récoltées par Cambridge Analytica et par Facebook pour manipuler l’opinion publique démontrent, s’il le fallait encore, la nécessité absolue d’une presse écrite libre et indépendante.

Depuis plusieurs mois, le Confédéré reçoit de plus en plus de demandes de la part de chroniqueurs politiques exaspérés par les réseaux sociaux où leurs prises de position sont noyées au milieu du flot des commentaires d’indignation ou de contestation. Cela est réjouissant pour la presse d’opinion qui, elle, au contraire des réseaux sociaux, vous assurent un lectorat.

Paradoxalement, Facebook serait-il en train d’apporter un surcroît de crédibilité à la presse qui reste une référence indispensable comme source d’information crédible ?

Contact : 079 129 59 53

A propos du Confédéré : Le Confédéré est un hebdomadaire suisse créé en 1861 faisant partie de la presse d’opinion. Il est le plus ancien journal valaisan publié sans interruption depuis 1861.

Le Confédéré est un journal politique et d’opinion indépendant, qui soutient les idées progressistes. Ses thèmes de prédilection sont la politique et l’économie.

Les fondateurs du Confédéré voulaient un Valais fort dans une Suisse forte, d’où son nom; ils souhaitaient un Valais ouvert et solidaire des autres cantons, non un Valais renfermé sur lui-même. Puisque le débat conservateurs / progressistes semble encore d’actualité, ces aspirations de 1861 restent celles de ce journal aujourd’hui encore. Depuis plus de 40 ans, le Confédéré n’est plus l’organe officiel des libéraux-radicaux.

C’est sous l’impulsion du mouvement libéral-radical valaisan que s’est développée la presse en Valais. Les prédécesseurs du Confédéré sont :

  1. Bulletins des séances de la Constituante[1839]
  2. L’Écho des Alpes [1839-1844]
  3. Le Courrier du Valais [1843-1857]
  4. Journal du Valais [1848]
  5. L’Observateur, [1846-1848]

tous de tendance libérale-radicale.

Le Confédéré du Valais prend la relève de ses prédécesseurs en 1861 et poursuit la promotion des idées libérales-radicales ; son titre évoque son attachement aux institutions de l’État fédéral de 1848.

« Puissions-nous, surtout, atteindre, ne serait-ce qu’en partie, le but principal de nos efforts, celui d’être utiles à nos concitoyens en leur signalant les abus à détruire, les sages réformes et les améliorations utiles à introduire, en secondant leurs nobles et généreuses aspirations pour le bien, le bien de tous. » extrait du Confédéré n° 1, 1861